C’est fait : le Président Alassane Ouattara est bel et bien candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 en Côte d’Ivoire . Il a annoncé sa décision à la veille de la Fête nationale de Côte d’Ivoire, le 6 août  2020. 

Les circonstances l’ont obligé à une éventuelle candidature, comme l’autorisent la promulgation d’une nouvelle constitution et l’avènement de la IIIème République, depuis octo 2016.

Au-delà de la brutale disparition d’Amadou Gon Coulibaly , le Vice-président, Daniel Kablan Duncan a démissionné  et les anciens ministres Marcel Amon-Tanoh et ‎Albert Toikeusse Mabri, président de l’UDPCI, ont annoncé leur candidature à la présidentielle, tandis que ces adversaires ne sont prêts à lui faire de cadeau, et menacent à ses yeux , la paix sociale à travers leurs différents discours, et méthodes.

Ce 8 juillet 2020, au moment même de la disparition d’AGC, Alassane Ouattara est tout aussi président du RHDP, que président de la République. À cet instant précis, des événements antérieurs et passés l’installent dans la certitude qu’il lui appartient de poursuivre le combat politique, qu’il s’apprêtait à abandonner au plus haut niveau : 2016-2017 avec les troubles sociaux, les mutineries et la nomination de Amadou Gon Coulibaly.

Ceux qui ont rêvé un seul instant de voir Alassane Ouattara partir à la retraite au profit du vieux Bédié, des pro-Soro, de Gbagbo, des pro-Gbagbo ne connaissent pas l’homme.

Il est présent pour un combat de plus, un autre combat , mais nullement un combat de trop ! 

 

Alassane Ouattara n’avait pas de plan B en cas d’empêchement de la candidature d’Amadou Gon Coulibaly.  Comment pouvait-il prévoir de plan et éviter de laisser le soin à Dieu de disposer ? Il ne pouvait d’ailleurs pas avoir de plan B, C, ou D , car s’engager dans deux, trois ou quatre plans en même temps , c’est prendre le risque de tourner le dos à l’efficacité , et c’est entretenir des animosités inutiles entre les collaborateurs !

On ne peut lui faire l’insulte de n’avoir pas prévu que le Premier ministre serait rappelé à Dieu , et de n’avoir pas préparé en conséquence un autre candidat B , et aussi pendant ce temps de n’avoir pas préparé un candidat C, au cas où le candidat B, aurait été lui aussi indisponible !

Difficile de suivre plusieurs lièvres en même temps. Alassane Ouattara avait-t-il un autre choix que celui d’être candidat ? Mais à partir de la victoire le 31 octobre 2020, le Président Alassane Ouattara aura l’occasion de montrer à nouveau aux ivoiriens qu’il n’est pas un homme attaché au pouvoir et déconnecté de la réalité !

Plaise à Dieu ! Oui plaise à Dieu, car rien ne sera possible que grâce à Dieu en définitive !

L’homme propose, Dieu dispose !

Dieu a disposé s’agissant de Amadou Gon Coulibaly !

Sans doute Dieu sait-il déjà ce qui se passera dans les jours , semaines et mois à venir !

Oui Dieu a  déjà disposé !

Autant les hommes ont leur plan, autant Dieu a son plan. Dieu seul, et non forcément le hasard, peut déterminer les choses.

Il ne s’agit point ici de fatalisme ou de destin subi !

Ce n’est pas l’homme qui fait l’Histoire selon sa convenance, ce sont les circonstances qui placent l’Homme devant des choix à faire.

L’intelligence de l’Homme d’État se mesure à sa capacité à maîtriser les circonstances, à faire les bons choix face aux pièges que lui tendent, – À TOUT MOMENT -, l’Histoire (crise politique, crise économique, crise sanitaire, menace terroriste, etc.) et la politique.

Nous devons comprendre et soutenir le Président ivoirien, Alassane Ouattara.

Comment ne pas le faire quand on lit ces extraits forts !

Cette douleur intérieure qu’il éprouve par ce sacrifice qu’il opère, cet impérieux don de soi et que l’on ressent : « En ce qui me concerne, j’ai, comme vous le savez, fait part, le 5 mars dernier, à toute la Nation, devant le Parlement réuni en Congrès à Yamoussoukro, de ma volonté, bien que la nouvelle Constitution m’y autorise, de ne pas faire acte de candidature et de passer la main à une nouvelle génération.

Depuis cette décision, j’avais commencé à organiser mon départ; à prendre toutes les dispositions au plan personnel et au plan politique.

J’avais planifié ma vie après la Présidence. J’avais entrepris de relancer les activités de mon Institut et de créer la Fondation Internationale ADO, dont les locaux sont en cours de finition.

J’envisageais ainsi de mettre mon expérience en matière économique et de gouvernance au service des pays et des Institutions qui le souhaiteraient.

Au plan politique, ma décision avait abouti à la désignation, le 12 mars 2020, d’un candidat, chef d’équipe de cette nouvelle génération de cadres compétents et dévoués, à même de préserver les acquis de notre pays en matière de paix et de progrès.

Mais, comme le dit l’adage, l’Homme propose, Dieu dispose.

Les récents événements tragiques, avec le décès du Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly, laisse un vide au niveau de l’équipe que j’avais mise en place pour poursuivre et consolider le programme de développement économique et social pour lequel vous m’avez fait confiance.

Par ailleurs, le calendrier très serré, à peine trois mois avant l’élection présidentielle ; les défis auxquels nous sommes confrontés pour le maintien de la paix, la sécurité nationale et sous régionale ainsi que la nécessité de juguler la crise sanitaire ; le risque que tous les acquis, après tant d’efforts et de sacrifices consentis par toute la population, soient compromis ; le risque que notre pays recule dans bien des domaines ; tout cela m’amène à reconsidérer ma position.

Face à ce cas de force majeure et par devoir citoyen, j’ai décidé de répondre favorablement à l’appel de mes concitoyens me demandant d’être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.

Compte tenu de l’importance que j’accorde à mes engagements et à la parole donnée, cette décision représente un vrai sacrifice pour moi, que j’assume pleinement, par amour pour mon pays ».

Merci Président ! 

 Merci ! 

 

                                              Justice Konan 

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